Dépassés par le Brésil, notamment en première période, les Lions ont concédé la première défaite de l’ère Pape Thiaw ce samedi à Londres (0-2). Pris au piège par une Seleção retrouvée, les partenaires de Kalidou Koulibaly sont apparus sans vraies solutions. Un vrai rappel à l’ordre à un mois de la CAN ? En tout cas, il y a du travail à faire, notamment pour la Coupe du Monde.
Et les Lions retrouvèrent le goût de la défaite. Alignés dans un 4-3-3 avec un milieu a priori travailleur, les hommes de Pape Thiaw ont démarré la rencontre avec quelques étincelles, obtenant la première situation du match. Mais par la suite, ils ont abandonné leurs bonnes habitues, provoquant une première période d’une domination quasi totale adverse. Souverains, inspirés, appliqués, déterminés dans les duels et surtout bien aidés par les erreurs de leurs adversaires du soir, les Brésiliens ont assailli les cages d’Edouard Mendy.
Cueillis par l’ouverture du score d’Estevao, qui profitait d’une perte de balle de Sadio Mane et d’une déviation de Moussa Niakhaté, et par cette réalisation de Casemiro, plus prompt que la défense sénégalaise et Kalidou Koulibaly, les Sénégalais ont été méconnaissables comme jamais depuis l’arrivée sur le banc de Pape Thiaw, surtout dans la combativité et l’état d’esprit. En face, la troupe de Carlo Ancelotti a retrouvé un niveau bien plus conforme à son statut, bien aidée par le duo Casemiro – Bruno Guimaraes et la pépite de Chelsea Estevao. L’ancien joueur de Palmeiras a sans doute été le plus grand des dangers pour le Sénégal.
L’absence de Diatta et d’un avant-centre sentie ?
Même quand ils semblaient retrouver le fil en fin de première période et dans la seconde période, les coéquipiers de Sadio Mane n’ont pas trouvé la solution. Et il est donc difficile de trouver des satisfactions côté sénégalais à l’issue de cette rencontre. Seuls Pape Gueye et Ismaila Sarr ont secoué le cocotier. Les latéraux Antoine Mendy et Ismail Jakobs ne bousculeront pas la hiérarchie à partir de cette soirée. D’ailleurs, dans cette soirée à l’Emirates Stadium, où ils sont arrivés en retard, les Lions ont manqué de grinta et d’inspiration sur les coups de pied arrêtés.
Ce qui laisse croire que l’absence de Krepin Diatta a été sentie. Sans le joueur de l’AS Monaco, capable de transpercer tout le terrain, les Sénégalais, le jeu n’a pas été le même, notamment sur les coups de pied arrêtés souvent mal exécutés par Jakobs. Et dans un autre angle, en décidant d’aligner Sadio Mané comme faux 9 et donc sans avant-centre au coup d’envoi, Pape Thiaw s’est enlevé le loisir de pouvoir compter sur une bonne pointe de fixation. La titularisation de Nicolas Jackson ou Chérif Ndiaye, voire Boulaye, aurait sans doute été nécessaire dans ce match.
Une alerte ou un simple rappel à l’ordre ?
Une prestation aussi inaboutie, sans grande référence, ni créativité, les Lions sous Pape Thiaw ne l’ont pas connue. Ce samedi, pas grand-chose n’a fonctionné, que ce soit techniquement ou tactiquement. Apathiques et déboussolés, les champions d’Afrique 2022 ont été éclairés de leurs points d’amélioration. Cette première défaite dans le temps réglementaire depuis 26 matchs arrive peut-être au bon moment et relève d’un simple coup d’arrêt. Donc, il ne faudrait peut-être pas tirer trop d’enseignements dans une rencontre de prestige, certes, mais dénuée d’enjeux comptables.
Toutefois, cette mauvaise soirée londonienne rappelle à Pape Thiaw que son équipe ne doit pas dormir sur ses deux oreilles. Au contraire, il faut toujours être vigilant, moins distrait et ne pas se voir trop beau, même quand on enchaîne de bonnes performances. À un peu plus d’un mois d’une Coupe d’Afrique des Nations où ils partiront malgré tout favoris, avec le pays hôte du Maroc et la championne en titre de la Côte d’Ivoire, et avec la Coupe du Monde aux États-Unis, aux Mexique et au Canada à l’horizon, les Lions devront se remobiliser, car la prochaine fois, la moindre erreur risque de se payer cash.
wiwsport.com
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